Compositeurs et oeuvres

Marc Antoine Charpentier (1643-1704)


Considéré comme un des plus grands compositeurs de la musique Baroque, influencé par Carissimi et la musique italienne, Charpentier a créé de nombreuses œuvres sacrées et profanes pour Louis XIV et les Jésuites.
Salve Regina ou ”Salutation à la Vierge Marie” est un hymne du répertoire du chant grégorien qui remonterait au XIIème siècle et dans lequel, les enfants d’Eve, exilés du paradis, supplient la Vierge Marie de les extraire de la vallée de larmes dans laquelle ils souffrent, et d’intercéder pour eux auprès de son fils Jésus Christ.
Charpentier fait de Salve Regina une composition magistrale pour trois chœurs.
Te Deum (H. 146) composé entre 1688 et 1698, est un grand motet versaillais (forme musicale née à la cour de Louis XIV) dont les huit mesures introductives sont connues du grand public car elles servent de générique au concours de l’Eurovision.
Le dernier mouvement du Te Deum, In te Domine Speravi, réconforte le croyant qui place son espérance dans le seigneur et qui ne sera jamais en errance après sa mort.

Henry Purcell (1659-1695)


Compositeur et organiste du roi Charles II, il écrit une ode émouvante pour les funérailles de la reine Mary II d’Angleterre emportée par la petite vérole en 1694.
With drooping Wings : dans cet extrait de l’opéra Didon et Enée, le compositeur implore les anges cupidons aux ailes abattues par la douleur de descendre doucement sur la tombe de la reine Mary, d’y éparpiller des roses, et de veiller à jamais sur la souveraine.
Thou knowest, Lord, the secrets of our hearts est extrait du livre de prière anglican mis en musique pour le service funèbre de la reine, dans lequel le compositeur implore le Seigneur de ”nous délivrer du mal” à l’heure de notre mort.

Jean Sébastien Bach (1685-1750)


Composée en 1720, l’Aria, faisant partie du Deuxième Mouvement de la Suite Orchestrale en Ré Majeur, est un grand classique de la période Baroque dont la composition est, à ce jour, mondialement connue.
Écrite à l’origine pour un ensemble à cordes avec une Basse Continue qui modifie sans cesse la hauteur de ses notes et sur laquelle se superpose la partie chantée par le premier violon avec l’alto qui se joint au dialogue, Jean Sébastien Bach réussit à créer des harmoniques subtiles, encore plus magnifiées par un tempo lent et majestueux.

Antonio Vivaldi (1678-1741)


Le Credo de Nicée fut créé lors du premier concile de Nicée en 325. Ce concile réunissait des évêques chrétiens à la demande de l’empereur romain Constantin Ier.
Dans ce Credo, le prêtre Italien met en musique et avec passion sa croyance dans les articles fondamentaux de l’église catholique. L’œuvre est composée de quatre mouvements.
Credo in unum Deum : récité après l’homélie de la messe, le Credo est une profession de foi dans laquelle le catholique clame sa croyance en un Dieu unique et en son fils Jésus Christ.
Et incarnatus est
 : et qui, par l’esprit saint, s’est incarné en la vierge Marie et s’est fait homme.
Crucifixus : son rythme pesant accentue la souffrance du Christ et la douleur de la mise au tombeau.
Et resurrexit : reprend le style déclamatoire du début. Jésus Christ, glorifié et ressuscité, revient sur terre pour juger les vivants et les morts et offrir la vie éternelle.

Giacomo Carissimi (1605-1674)

 Plorate filii Israel est une œuvre inspirée de l’Ancien Testament. Jephté, chef de guerre hébreu, se bat contre les Ammonites, et fait le vœu imprudent, en cas de victoire, de sacrifier à Dieu la première personne qu’il verra de retour chez lui.
Vœu bien imprudent car c’est sa fille unique qui vient à sa rencontre.
Les termes « plorate » et « lamentamini » repris par le choeur sont autant de cris déchirants qui rendent cette œuvre vibrante et émouvante.

Valentin Rathgeber (1682-1750)


Ordonné prêtre en 1711, c’est un compositeur, organiste et maître de chœur allemand. Il a composé des œuvres profanes et sacrées.
Dans ce Requiem, Rathbgeber nous offre une vision sombre du jugement dernier où « aucun crime ne restera impuni » par Dieu. Seuls les justes seront « retirés des supplices de l’enfer ».
L’œuvre musicale est composées de plusieurs mouvements.
Introitus : Pour obtenir le repos éternel, les croyants louent Dieu et lui offrent des sacrifices.
Kyrie
: ils implorent Sa pitié.
Sequenz : Terrorisés par la vision apocalyptique du jugement dernier, ils rappellent à Jésus qu’il est descendu sur terre pour sauver les hommes. Ils implorent le pardon et la clémence du Christ pour ne pas plonger dans les affres de l’enfer.
Offertorium – Domine Jesu Christe : Ils supplient Dieu de ne pas tomber dans la gueule du lion et de ne pas être engloutis dans les ténèbres.
Offertorium – Quam olim Abrahae : Ils rappellent à Jésus la promesse faite à Abraham et à ses descendants de délivrer les morts des ténèbres.
Sanctus et Benedictus : Ils louent et glorifient le Seigneur.
Agnus Dei : Vient le moment de demander humblement à l’Agneau de Dieu de retirer les péchés du monde.
Communio : pour que la lumière éternelle luise à jamais, et que tous les fidèles trouvent le repos éternel.

Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736)



Giovanni Battista Draghi dit Pergolesi en italien, Jean-Baptiste Pergolèse sous sa forme francisée, né le 4 janvier 1710 à Jesi, dans la province d’Ancône de la région italienne des Marches alors partie des États pontificaux et mort le 17 mars 1736 à Pouzzoles près de Naples à l’âge de 26 ans, est un compositeur italien de la période baroque. Il est considéré comme l’un des plus grands musiciens italiens de la première moitié du XVIIIe siècle et l’un des grands représentants de l’école napolitaine de musique.
Compositeur au talent précoce, il a réussi, malgré sa courte vie et sa brève activité, à créer des œuvres de haute valeur artistique et d’importance historique, parmi lesquelles La serva padrona, référence fondamentale pour le développement et la diffusion de l’opera buffa en Europe, L’Olimpiade, considéré comme l’un des chefs-d’œuvre des opera seria de la première moitié du XVIIIe siècle, et le Stabat Mater, parmi les plus importantes compositions de musique sacrée.

Oswaldo Lassale


Osvaldo Lassale est un musicien et compositeur argentin, propriétaire de la chapelle de Truel avec son épouse Tina Burckhardt. Il est notamment connu pour sa création musicale Six tangos pour une chapelle, une œuvre qui a connu un succès grandissant depuis sa création en 2022.

Principales réalisations :
Six tangos pour une chapelle : Une œuvre pour septuor enregistrée par l’Orchestre national Avignon-Provence.
Concerts et spectacles : La chapelle de Truel, avec son acoustique exceptionnelle, attire des musiciens de talent et joue à guichets fermés lors des prestations.
Association ARTRUEL : Osvaldo Lassale et son épouse ont cofondé cette association en 2022 pour animer la chapelle et développer la vie culturelle dans la région de Roquemaure et du Grand Avignon.

Wolfgang Amedeus Mozart (1756-1791)


Mozart compose «  Les vêpres solennelles d’un confesseur »1en 1780 à Salzbourg à la demande du prince-archevêque Hiéronymus von Colloredo son employeur. C’est la dernière œuvre chorale qu’il compose à Salzbourg .

Cette œuvre majeure pour choeur, soliste et orchestre, d’une grande variété, serait un témoin de la ferveur religieuse de Mozart. Elle comprend 5 psaumes et le Magnificat. La partie la plus célèbre est sans doute le « Laudate Dominum »

1) Un confesseur est un saint qui a confessé publiquement sa foi, malgré les persécutions mais sans être un martyr.)

Antonio Salieri (1750-1825)


Né en Vénétie, Salieri est emmené à Vienne en 1766 par son professeur de composition Florian Gasmann. A la mort de ce dernier en 1774, Salieri le remplac comme compositeur de la cour et directeur de l’opéra italien de Vienne.
A partir de 1788 il a également les fonctions de maitre de chapelle de l’empereur et de directeur de musique à la cour.

Il composa beaucoup d’opéras et de partitions d’orchestre, fût ami de Gluck et Haydn.
En 1785 il compose notamment une courte cantate avec W.A. Mozart et Cornetti.
Il recommande Mozart pour mettre en musique Cosi fan tutte et La clemenza di Tito dont les livrets lui avaient été d’abord proposés.

Au début du dix-neuvième siècle, il écrit de la musique religieuse : en 1804 un Te Deum pour le sacre de François 2 en tant qu’empereur d’Autriche et un requiem en vue de ses propres obsèques.

Parmi ses élèves on note : Beethoven, Schubert, Listz et Frans Xaver Mozart. En effet à la demande de Constance Mozart, Salieri accepta de former le dernier fils de Wofgang Amadeus.

A noter que Salieri fût une des rares personnes à assister aux obsèques de Mozart.

Quant au Requiem composé par Salieri il fût joué quelques jours après son décès par ses élèves à l’église italienne de Vienne selon sa volonté.

Retour en haut